Dans Homeworld, les habitants d'une lointaine planète abandonnée découvrent une ancienne tablette qui leur révèle leurs origines. Ils se lancent alors dans un voyage périlleux pour retrouver leur planète ancestrale, le lointain monde d'Hiigara.
Après avoir construit un imposant Vaisseau-mère, capable d'emporter des milliers de colons, ils se lancent dans l'aventure, pleins d'espoir. Ils ne se doutent pas des dangers qu'ils devront affronter lors de ce voyage.
Vous connaissez forcement un jeu, un film, un livre, dont le scénario est tellement intense, qu'on a envie de connaître la suite de l'histoire à tout prix, que l'on en fait des nuits blanches... On appelle cela une passion, et je peux vous l'assurer, cette histoire là déchaîne les passions, elle est à ranger entre un Max Payne et un Warcraft, dans la bibliothèque des scénarios de génie.
Une race de pacifiques humanoïdes découvre, lors de fouilles sur sa planète d'origine, un mécanisme immense, pièce issue semble t-il d'un vaisseau géant, et qui, rattachée à une source d'énergie, permet de faire entrer un vaisseau spatial en Hyperespace<, ce qui signifie qu'il peut se déplacer à une vitesse largement supérieur à celle de la lumière, et voyager de cette façon, d'un bout à l'autre de la galaxie. Ce peuple commence alors à s'interroger sur ses réelles origines et décide de retrouver sa vraie planète dont il fût exilé des millénaires auparavant.
Mené par son égérie Karan S'jet, le peuple des Exilés part dans l'espace à bord du vaisseau mère, nef géante au coeur de laquelle repose le Noyau hyperespace, héritage de leur glorieux passé.
En décryptant les inscriptions de l'antique noyau hyperespace, les Exilés découvrent enfin qu'ils sont originaires de la lointaine planète d'Higara, et font route vers cette dernière qu'ils reconquièrent à l'issue d'une lutte acharnée. Et ici prend fin le premier volet de la série.
Sur Higara, ils découvrent un second Noyau, unissant ainsi la galaxie, rendant voisine des planètes distantes de plusieurs années lumières, un temps de paix s'installe... Mais il n'est de paix qui dure toujours...Dans la ceinture extérieur de la galaxie, le peuple guerrier des Vaygr, jusqu'ici inoffensif car occupé à de constantes querelles entre ses chefs de guerre, est désormais uni, sous la coupe de Makaan, habile stratège et puissant guerrier, il a décidé de lancer son peuple à l'assaut de la galaxie, bien décidé à s'en rendre maître.
Les Vaygr ne connaissent pas la défaite, et leur yeux se tournent vers Higara. Karan S'jet ordonne alors la contrucion d'un nouveau vaisseau mère, et le confinement en son coeur du second noyau, plus puissant, le premier devant rester sur Higara. S'jet prend alors la route des étoiles, avec un but précis en tête: Sajuuk. Vénéré par les Vaygr comme étant celui dont la main forme ce qui est, n'est en fait ni Dieu ni mythe, et Makaan le sait.
Tous les espoirs des Higaran reposent sur les épaules de la belle Karan, car peu de temps après son départ, la flotte Vaygr, dotée on ne sait comment d'un noyau d'hyperespace, met le siège autour de la stratosphère d'Higara.
A vous de retourner à Vay, planète d'origine des Vaygr, explorer les sites de fouille de ces derniers pour découvrir ce qu'est Sajuuk, aidé par les races encore libres de la galaxie, et par une civilisation oubliée du monde, vous devrez parcourir les confins orientaux de la galaxie et revenir à temps pour sauver Higara de la destruction imminente qui la guette.
Le moteur graphique du jeu est tout simplement à couper le souffle, la modélisation qui se perd en détails subtils, les textures sont magnifiques, et surtout, surtout, ce monstre de beauté ne réclame pas un monstre de puissance. Etonnant d'autant que les manipulations sont assez fluides...
Pour commencer, laissez moi vous décrire une scène de jeu: Deux modes de vue sont disponibles, la vue tactique et la vue de combat. La première est en fait une vue éloignée du terrain, les unités y son visibles mise en valeur par des effets visuels (les traditionnels point verts jaunes et rouges pour vos unités les ressources et les ennemis), elle sert de Minimap. Vous savez peut être déjà que dans les jeux de stratégie il y a toujours dans un coin de l'écran une carte simplifiée décrivant le terrain, hé bien c'est presque la même chose, à ceci près qu'on y aperçoit des coordonnées aux coins, et qu'elle est sphérique!
Et oui, dans l'espace, pas de triche: tout est en 3D, pas de fausse dimension verticale où l'on monte un peu sur une colline, on descend un peu dans un trou et on est en 3D... Non là je vous parle de la vraie 3D, celle dont on doit profiter pour attaquer les vaisseaux par dessous pour toucher le défaut de leur cuirasse, celle qui permet de cacher ses vaisseaux aux milles coins de la carte pour tendre des embuscades dignes de cent Star Wars ! C'est bien de cette 3D qu'il s'agit, et vous n'avez pas fini d'en entendre parler! Mais revenons en à la scène de jeu: cette Minimap n'est pas une simple image simplifiée sortie de la vue de combat: c'est en fait la même vue: lorsque vous appuyez sur la barre d'espacement (qui permet de passer d'un mode de visualisation à l'autre) en vue de combat, la caméra s'éloigne du champs de bataille, et apparaissent les repères de navigation, donnant à cette vue un charme particulier, bien loin de la petit image 2D du coin de l'écran.
Le second mode de vision est le mode normal: vous pourrez comme dans le premier diriger vos unités, faire virevolter votre angle de vue en tous sens, mais surtout, ce ne sont plus des points que vous dirigez, mais de magnifiques vaisseaux de combat, aux textures soignées, et au design plus que convaincant ! Mais, la question qui pourrait se poser serrait alors: Des beaux vaisseaux d'accord, mais dans le vide interstellaire, qu'y a t-il à voir ?
La question est juste, et c'est en fait un autre point fort du jeu qu'elle met en lumière: le fond de jeu. En effet, au fin fond de l'espace, ça n'est pas un écran noir qu'on apperçoit, derrière les tirs de plasma, mais des nébuleuses, des soleils, des lunes et des planètes, des astéroïdes, des naines blanches ou brunes, et l'on en oublierait presque les moucherons dont le feu déchire ces paysage pour s'abîmer dans leur contemplation. Le tout entourant bien sur le terrain de façon à ce que ces fonds soient vus où que porte le regard... Et le terrain lui même me direz vous ? Et là encore, non ça n'est pas le vide intersidéral qui vous sépare de vos adversaires, distants au plus de quelques centaines de milliers de kilomètres, mais un espace jonché d'astéroïdes géants, de pluies de comètes, d'épaves de monstrueux navires aux proportions titanesques, derrière lesquels vous pourrez vous dissimuler, ou par lesquels vous pourrez être broyé, à vous de savoir comment interagir avec le décor qui vous entoure.
Et tout ceci requérant une configuration minuscule en regard des capacités du jeu, fluide et superbe sur un powerbook cadencé à 1Ghz sans ajout de RAM, le jeu tournera sur des configurations bien plus basses.
Regarder un vaisseaux en collant presque sa caméra contre sa coque, observer le détail de leur structure, des armements, les effets visuels, les canonnières faisant feu de cent cannons, les chasseur chargeant en essaim contre un adversaire titanesque... Le tout pouvant se regarder sans a-coup de loin ou du coeur même de la bataille... Un rêve il a quelques années !
On ne se lasse pas de jouer avec la molette de la souris pour aller et venir, trouver de surprenant points de vue, du micro au macro, les vaisseaux voyagent à une vitesse phénoménale qui semble si lente de loin... Bien qu'une souris trois boutons soit absolument nécessaire pour manoeuvrer la caméra, on ne rechignera pas devant l'achat en sachant, d'abord qu'il est toujours utile d'avoir une souris multi bouton chez soi, et ensuite qu'Apple en a sorti une, s'extrayant ainsi de l'ère du un bouton qu'ils avaient toujours prôné.
C'est en fait grâce à la souris que l'on fait tout, même si le clavier permet quelques raccourcis bien pratiques, celui-ci a tendance à s'avérer inutile la plupart du temps. La souris permet le maniement de la caméra, et la transmission des ordres aux unités (en particulier les ordres de mouvements en trois dimensions, qui seraient fastidieux dans le cas où il faut appuyer successivement sur alt puis cliquer, control puis cliquer ou pomme puis cliquer). Mais avec la souris multi bouton, le plaisir prend toute son ampleur et on rivalise de dextérité pour venir à bout des missions les plus périlleuses du jeu.
On notera qu'en regard de ses aînés les leaders du marché, Homeworld 2 met en avant le coté stratégique de son gameplay, en effet, foin de jeux où si l'on ne connaît pas le raccourcis clavier on est mort avant d'avoir commencé, là pas d'APM de folie (je rappelle à toute fin utile que l'APM d'une partie, c'est le nombre d'action par minutes moyen, une action étant l'appui sur une touche du clavier ou sur un bouton de la souris, certains joueurs de Warcraft 3 montent des APM de 600 soit 10 actions par seconde...). Tous les joueurs débutants ou confirmés se meuvent donc à des vitesse assez similaires. La différence majeure sera donc la connaissance du jeu et le sens de la stratégie de chacun.
Les années lumières sont insignifiantes, le noyau hyper-espace, rend voisins les deux bouts de l'univers... Ainsi vont pouvoir s'affronter 6 généraux simultanément. Faisant virevolter les chasseurs, accords stratégiques de cette cosmique symphonie, à travers les épaves et les champs d'astéroïdes.
Le réseau local ou l'internet via Game Ranger, deux façons d'affronter ses amis (et surtout ses ennemis) à distance, on regrettera seulement l'un des gros défauts du jeu: il n'existe que deux races. Ou plutôt, pire encore: on ne peut en contrôler que deux, car au cours de vos aventures, vous croiserez les Kadeshis, les Taïdanis, les pirates Turaniens et d'autres encore. Autant de vaisseaux différents de flottes intéressantes, qui ne font pas que décorer... Et eux, on aurait bien aimé pouvoir y toucher, manoeuvrer les invincibles croiseurs du capitaine des Kadeshis, toucher le savoir ultime des créateurs de l'univers... Toutes ces races font de l'univers d'Homeworld un riche mélange de genres et d'influences, qu'il devient vite frustrant de ne pouvoir qu'apercevoir au fil des missions.
Deux races donc, un petit point noir dans un océan d'étoiles mais ne pouvoir jouer la coopération inter-raciale sans redite qu'en mode 2 joueurs contre 2 est tout de même froissant. On remarquera tout de même que ce défaut n'élude que peu le coté stratégique du jeu, et qu'on aurait probablement dû nous priver de ce bijoux pendant 6 mois de plus pour rajouter une race équilibrée.
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Le positif
Des graphismes dignes des plus incroyables adjectifs Un gameplay assimilable aisément, et des modes de jeux prenants, et une durée de vie incroyable Une configuration requise ridicule en regard des possibilités du jeu Une ambiance son |
Le négatif
La difficulté du jeu, si elle est en fait un atout, elle peut en décourager certains Deux races seulement disponibles, défaut majeur en comparaison avec ses concurrents |
9.5Très Bon |
En résumé, rien à dire de plus que LM d'or, pour un jeu long et riche, qui en fera pleurer plus d'un dans tous les sens que cela peut prendre. |
9.5Très Bon |
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