Le scénario de Prey commence par une série B totalement dépassé (On adore). Vous incarnez Tommy, un indien cherokee meccano. Vous traînez dans le seul bar du coin lorsqu'une lumière aveuglante vous emporte vous et les 3 personnes du bar. Débute alors l'inimaginable, sous vos yeux, votre grand père Enassi va se faire manger par des machines.
Les extraterrestres qui vous emportent sont de toute évidence des ennemis. Ils se nourrissent des humains. L'un des extraterrestre va pourtant vous libérer. Pourquoi ?
C'est donc dans ce gigantesque vaisseau fait de métal et de chair, que vous allez devoir sauver votre dulcinée Jen et s'il vous reste un petit peu de temps, le sort de l'humanité.
Au bout de quelques minutes de jeu, vous allez acquérir un pouvoir surhumain. Ce pouvoir va vous permettre de séparer votre corps de votre esprit. Votre esprit peut accéder à des endroits totalement inaccessibles pour votre corps.
Si Prey est dans le fond un FPS très linaire, il intègre de nombreuses techniques totalement inédites dans un jeu.
Le plus remarquable est très probablement qu'il n'y a pas franchement haut et de bas. Outre le fait que vous puissiez marcher sur certains murs et plafonds, vous pouvez tirer sur des interrupteurs qui renversent totalement la pièce. Le plafond devient alors le plancher et vice-versa. Les changements de perspectives sont nombreux et l'on sort de Prey avec un curieux mal de tête et une petite envie d'attraper un sac plastique pour y déposer délicatement votre repas.
Pour corser le tout, il sera fréquent de rencontrer des ennemis n'évoluant pas sur le même plan que vous. Tirer sur un ennemi marchant au mur ou au plafond est en soi une vrai nouveau qui va changer votre façon d'évoluer dans les niveaux du jeu.
Basé sur le moteur de Doom 3, Prey propose des graphismes très poussé. Devant les atrocités des monstres et la quantité de sang présente à chaque niveau, j'ai volontairement évité le terme magnifique mais vous pourrez apprécier les nombreux effets de lumières, les ombres volumétriques dynamiques ainsi que les nombreux effets de vision (chaleur, déplacement, perspectives etc
)
Cette débauche visuelle à toutefois un prix, un G5 ou un MacIntel à 1.8Ghz ou plus ainsi qu'une carte vidéo 64 Megas (Pas de GMA 950) sont nécessaires pour faire tourner Prey. Par contre, si vous avez la configuration requise, le jeu tourne de façon admirable et dans de belles résolutions sans afficher aucun ralentissement. N'hésitez pas à essayer là démo du jeu disponible dans la fiche LudoMac.
Mis à part les points très remarquables de gameplay que nous avons évoqués plus haut, Prey dispose d'un level design très soigné et surtout très adapté à sa condition de jeu à changement de gravité. Les puristes regretteront tout de même que ces nombreux aspects inconnus jusqu'alors dans un FPS ne suffisent pas tout à fait à masquer le côté un peu répétitif de l'aventure. Entre Quake 4, Doom 3 et dans une moindre mesure Call of Duty 2 on à quand même bien du mal à trouver un jeu qui surprend du début à la fin de l'aventure.
Au vu du potentiel de nouveautés incluses dans Prey on aurait aimé un jeu extraordinaire décrochant un LudoMac Gold. Il faudra se contenter d'un jeu de très bonne facture mais curieusement presque un peu lisse et n'allant pas au bout de ses idées.
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Le positif
Graphismes Les changements de gravité Les portails Le scénario très série B |
Le négatif
Un concept pas totalement fini Le multijoueurs La linéarité du jeu Un mode solo qui se boucle en 10-15H |
7Bon |
Sorte dOVNI dans un monde vidéoludique totalement surchargé en FPS, le nouveau jeu dAspyr propose des aspects intéressants et très novateurs qui auraient pu faire de lui un jeu dexception marquant le paysage du jeu sur Mac. En létat, cest « juste » un très bon jeu mais qui laisse un petit goût amer dans la bouche « Si seulement les développeurs avaient fait ça » |
8.2Très Bon |
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