Accès membres
Connexion Devenir membre
Feral
Sid Meier's Pirates!
Sid Meier's Pirates! - Le Test

Diablo 3

Diablo 3

The Darkness 2

The Darkness 2

Deus Ex: Human Revolution

Deus Ex: Human Revolution

Bioshock 2

Bioshock 2

LEGO Harry Potter : Années 5 à 7

LEGO Harry Potter : Années 5 à 7

Sid Meier's Pirates! - Le Test

Sid Meier's Pirates!

Un jeu Feral

Genre: Aventure / Action
Sortie Française: Octobre 2008

Holà mes braves ! À boire ventrebleu ! Amenez-moi un grog ou je vous passe par la planche espèce de marins d'eau douce ! Vous irez saluer les poissons palsambleu ! Aharrr !

Bon, ça suffit avec ça. Sid Meier's Pirates! vous met dans les bottes du boucanier le plus craint de toutes les Caraïbes.

Dans le Meyer des mondes

Sid Meyer est connu de nos service: il sévit depuis les années 80 dans le monde des jeux vidéos. Si vous connaissez son nom, c'est par la série des Civilization (1, 2, 3, 4, leurs extensions, et le fameux Alpha Centauri, un jeu dérivé). En fait Sid Meyer est un game designer, son métier c'est de mettre en place tous ses éléments, sa mathématique, les interactions, les libertés et les règles du jeu, un art qu'il pratique avec un brio unique. Toutes ses réalisations sont des réussites en ce domaine, il interroge le genre, le sens et la matière du jeu vidéo. Loin d'une industrie qui se contente trop souvent de remâcher les derniers trucs à la mode avec des nouveaux graphismes, Meyer met en avant la progression du monde du jeu vidéo en tant que média, pas de sa technologie, pas de sa technique, ni de la vitesse, de la précision ou de son scénario.

Pourquoi je vous parle de tout ça (j'en vois déjà la moitié qui dorment au fond)? Parce que ce jeu là, sans être une révolution graphique, sans être une révolution dans son scénario dans sa musique ou dans sa réalisation technique est un vrai bouleversement dans notre petit monde si statique. Les jeux de tir pour les tireurs, les jeux de stratégie pour les stratèges, les jeux de fille pour les filles et les jeux de garçon (attention à pas enlever la cédille ma fille) pour les garçon. Meyer éclate cette perception, c'est un phénomène déjà vu et entendu avec la série des Zelda, des Sims, des SimCity, mais Meyer va aller plus loin... Plus de frontières, juste des jeux «Pour toutes et tous de 7 à 77 ans» comme le scandait les slogans des années 60.

C'est pour ça que je vous demande pardon à l'avance, mais ce test risque d'être long, très long parce qu'il y a beaucoup dire peut être, mais aussi parce qu'il va vous parler d'un jeu qui est en fait 6 jeux en un, et parce que je voudrais (une fois n'est pas coutume) me concentrer sur le fond du jeu plutôt que sur sa forme. Plutôt que de vous dire bêtement «graphismes x/3 + son x/2 + gameplay x/3 + scénario x/2 = une note sur 10» je vais essayer de vous plonger avec moi dans une analyse en profondeur du jeu.

Et l'histoire ?

Après vous avoir exposé un scénario qui a probablement gagné la Palme du scénario le plus bidon de l'univers (votre famille a été enlevée par un méchant... sans vraiment de motif, comme ça, parce qu'il est méchant), on passe au jeu! Vous choisissez vaguement un camp qu'on vous invitera à trahir quelques minutes plus tard, après vous être mutiné, vous voilà capitaineuh capitaineuh d'un navire, capitaineuh capitaineuh d'un bateau. Et à nous les caraïbes, en l'an 1600. Les espagnols, les français, les anglais et les hollandais se disputent une aire de jeu qui va de la Floride aux limites boréales à la côté nord de l'Amérique du sud. À l'ouest, l'Amérique centrale vous tient et à l'est, la Martinique et la Guadeloupe seront votre frontière.

Une expérience riche puisque c'est à travers de 6 modes de jeu très différents les uns des autres qu'on vous propose de vivre l'aventure de vos rêves sous le soleil des Caraïbes.

Des modes bien commodes

Pour faire simple, le jeu vous met dans la peau d'un flibustier, c'est à dire pas vraiment un pirate... Aussi pirate que corsaire. C'est quoi la différence ? Simple, le pirate attrape tout ce qui passe: des bateaux de toutes nationalités, et des pirates aussi, le corsaire lui est un mercenaire, il a un ordre qui lui autorise à abattre des navires ennemis du pays pour lequel il travaille, et à faire main basse sur les recettes de ses rapines.

Dans la pratique, vous faire attaquer par un pirate ou un corsaire ne changeait pas grand chose, des pillards et des barbares qui sautent sur votre bateau pour tout voler, mais c'était une façon pour les pays de juguler la violence incontrôlable qui se déchaînait dans les Caraïbes à l'époque, et en particulier en mer.
La mer, c'était un peu l'internet de l'époque, un grand territoire le liberté, incontrôlable par des états trop occupés à se faire la guerre pour courir après des petits brigands qui devinrent alors les hommes libres et les héros d'une société guindée et aristocratique qui se réclamait héritière d'antiques victoires, trop lointaine pour que ses descendants enrubannés puissent en tirer une quelconque crédibilité guerrière.

Dans la peau de John mâle qu'aux vices

Le jeu vous met donc dans la peau d'un personnage un peu plus honorable qu'un pirate (mais vous pourrez y retomber si vous le désirez). Vous êtes un aventurier, avide de fortune et de gloire et de revanche, et de femmes, et de bateaux, et de... Un aventurier donc, être le plus commerçant des marchands, le plus séduisant des courtisans et le plus fin des aigrefins! Ce qu'on va vous proposer comme liberté, c'est l'ordre dans lequel vous accomplirez ces tâches.

Vôtre vie d'aventurier comprendra bien des périls, mais c'est à travers quelques éléments récurrents que vos capacités seront mises à l'épreuve. Exposé exhaustif en vue capitaine :

Toutes voiles dehors !

Le premier des modes de jeu c'est la navigation. Forcément, ça vous prendra un peu de temps à vous habituer: prendre le vent au près, de travers, au contre... Pas de soucis, le vent dans le dos ou de trois quart, même de côté, ça avance, mais quand il faut vous rendre dans une ville un peu lointaine et qu'il faut aller face au vent... prévoyez du temps, beaucoup de temps. Si les voyages son vraiment magnifiques, les reflets des bateaux, les modèles (une trentaine) sont stupéfiants, la lenteur passagère est vraiment l'ennemie d'une immersion qui aurait pu être complète.

La sensation de liberté, de grandeur, c'est grisant, c'est beau. Et encore heureux, parce que du voyage en bateau, vous allez en manger du petit déjeuner au dîner! La carte est immense, et si les combats et la relative profusion de navires à chasser dans certaines zones permettent de ne pas trop s'embêter en mer, certains voyages sont vraiment longs, surtout justement quand on est forcé de se traîner contre le vent sur de longues distances.

En mer, vous contrôlez votre armada pirate: d'un seul à 8 navires qu'il vous faudra choisir (et voler) avec soin puisque la flotte aligne sa vitesse sur le plus lent d'entre eux, si l'un de vos navires a un équipage insuffisant, que sa voilure est endommagée à la suite d'un combat ou que c'est un placide galion marchand, vous vous lasserez vite de traîner ce boulet.

Virez de bord moussaillons !

Au large, vous pourrez croiser des navires, de commerce ou de combat pirates, anglais, français, indiens, ou hollandais et choisir de les attaquer ou non. C'est une qualité et un défaut: à la fois quand on veut voyager vite, c'est bien pratique, à la fois on a souvent l'impression d'être un loup au milieu des brebis, les ennemis ne vous sautent pas dessus pour vous agresser.
Une fois dans le mode combat, la vraie partie de plaisir commence: vous ne contrôlez plus que votre vaisseau amiral, et branle-bas de combat !
Les canons crachent la mort par le flanc du navire, en une lente danse nuptiale, les vaisseaux se tournent autour en un balai élégant à la cadence d'une pluie de métal.
Les boulets ronds endommagent la coque les voiles, et balaient le pont, les boulets à chaîne coupent les mâts et endommagent la voilure et enfin les tirs de mitraille (plein de petits boulets) touchent surtout l'équipage.

On se regarde on se tance, on se tire dessus, tout en jouant évidemment des vents et des fonds marins (trop près du rivage, les bateaux s'échouent). Parfois les combats sont à deux contre un, parfois les petits navires maniables et rapides viennent à bout des mastodontes armés jusqu'à la gueule... Les combats sont vraiment le grand moment du jeu, cette attente, ce jeu de positions à la fois stratégique et dynamique... Si un jour on m'avait dit que je serais accro à un simulateur nautique je vous avoue que j'aurais bien rit...

À l'abordage !

Une fois la danse terminée, vous vous approchez du navire ennemi blessé, s'il dispose d'assez peu d'hommes et de canons, il se rendra, sinon, c'est l'abordage! Vous entrez alors dans le mode combat à l'épée, une vue de profil qui pourrait faire penser à un jeu de combats, en fait il n'en est rien tout repose sur le timing de vos coups, certains objets peuvent être acquis au cours du jeu pour vous rendre plus résistant ou plus rapide à l'épée, mais en gros, le mécanisme sera le même tout au long du jeu... Au début, vous serrez sûrement surpris par les enchaînements très scriptés à coup de "je glisse sur la rambarde" ou "je fais des salto" mais après disons une dizaine de combats, vous aurez à peu près tout vu, et je puis vous promettre que vers la fin du jeu, ce système vous sortira par les narines tant il est répétitif...

Vous aurez l'occasion de goûter au même système de combat dans la taverne ou dans les jardins du gouverneur, mais toujours et encore scripté. Le combat se déroule sans une goutte de sang sans violence aucune, et votre ennemi est vaincu quand il tombe à l'eau, est assommé par une caisse, une serveuse, ou un vase. L'absence absolue de violence dans un jeu dynamique et amusant est importante à noter, elle ouvre le jeu à une audience plus large, en faisant un jeu pour toute la famille.

Pied à terre.

Mais le jeu ne se passe pas que sur la mer, les pirates étaient de bons combattants, et bien des villes ont été pillées par la terre, ainsi, que ce soit pour chercher des trésors enfouis, des membres de votre famille disparus ou des cités amérindiennes oubliées, il vous faudra marcher.

Le mode de débarquement est tout l'inverse de la navigation en mer, c'est rigide, c'est répétitif, c'est long, c'est répétitif, c'est super lourd, on se cogne dans tout, c'est répétitif, la 3D est moche et en plus c'est répétitif... En gros, vous obtenez des cartes au trésor lors de vos aventure, et vous pouvez débarquer, selon les points de repère des cartes là où vous pensez trouver le trésor, vous dirigez alors votre équipage en comparant les éléments de décor (un arbre mort, une statue, un totem) à ceux de la carte pour trouver l'endroit où le trésor est enterré. Vous pouvez également vous rendre par la terre dans des villes qui ne sont pas des ports et qui ont en général des taux d'échange intéressants pour le commerce.

Échecs et mâts

Le jeu permet aussi de prendre d'assaut des villes par la terre. Au tour par tour, vous déplacez vos unités, faites feu, passez à l'attaque, vous cachez et euh... C'est tout.
Trois types d'unités composent votre équipage: au corps à corps, à distance et un groupe d'officiers. Petit avantage pour les positions hautes et le moral... Rien de bien révolutionnaire, mais prendre les villes peut rapporter gros très vite pour peu qu'on ait un équipage important. En gros la partie stratégie tour par tour du jeu est très accessoire parce qu'elle affaiblit les villes, que le commerce y est moins rentable et qu'elle fait chuter votre réputation auprès de la faction à laquelle elle appartient.
Mon style de jeu entre pirate marchand et diplomate m'a fait passer assez vite sur cette possibilité malgré une réalisation de bonne facture.

Mutins rupins et butins certains !

Attention si vous n'arraisonnez pas navire après navire, amassant toujours plus d'argent et de richesses, pillant les villes et déterrant les trésors, votre équipage se lassera. Leur moral est un élément important de jeu, il finira par se lasser immanquablement de trop longs voyages ou d'un nombre de membres d'équipage trop grand par rapport au butin amassé (la part de butin de chaque membre est forcément plus petite si l'équipage est trop grand) ou d'un manque de vivres si vous ne faites pas attention, il vous faudra alors vous rendre en ville, vendre vos navires (vous seriez néanmoins bien avisé de garder le plus puissant comme vaisseau amiral) et déclarer le partage du butin, vous récupérerez une part de celui ci (entre 5 et 50% selon votre mode de difficulté) et vous serez bon pour repartir à nouveau quelques mois plus tard.

Même si elle tombe parfois très mal, cette fonction permet une dynamique à court terme dans le jeu vous forçant à garde un rythme soutenu et à vous adonner à toutes les tâches de la piraterie vous forçant en fait à vivre vraiment la vie de pirate plutôt que de foncer vers la résolution de votre quête principale.

Quand on arrive en ville...

Les deux grandes phases du jeu sont en fait en mer et à terre.
En mer vous pillez, vous êtes libres, vous êtes hors la loi, et de ces rapines c'est en ville que vous profiterez.
Vendre les navires pillés, réparer votre flotte, améliorer vos navires (même si l'on a plutôt vite fait le tour des améliorations disponibles), commercer, écouter les ragots, acheter des objets exotiques, recruter des hommes, vous battre à la taverne (toujours dans le rigidissime mode de combat au sabre) et et et... Rencontrer le gouverneur! Celui ci est un point clé du jeu, il donne des indices, des missions, des promotions, mais aussi une lettre de marque qui vous permettra de ne pas vous faire canarder par les navires de sa nationalité. En plus... il a une fille plutôt mignonne !

La ribaude c'est beau la vie, pour les grands et les petits !

Les conquêtes... De terres, de mers, mais aussi des cœurs, et pour ça, quoi de mieux que... La danse! Pas de soucis vous annonce la fille du gouverneur, suivez mes pas. Elle va donc vous indiquer les pas à suivre, et il suffit de suivre, plus facile à dire qu'à faire, croyez en un pirate accompli qui a dû devenir ballerine pour gagner le cœur de sa bien aimé...
Ce mode de jeu est tout simplement é-norme! Quand je vous dit que Meyer révolutionne les genres, ça ne sont pas des mots en l'air. Un timing précis et des réflexes aiguisés vous seront nécessaires pour faire votre kéké auprès de ces dames, plutôt 10 fois qu'une oserais-je même ajouter !

Pour les séduire, vous passerez également par la case "je fais un duel avec ton fiancé" ainsi que "je gagne du galon pour t'impressionner" sans oublier l'immanquable "je te tire des griffes du méchant ennemi pas beau qui t'a enlevé" !

Toutes les bonnes choses ont une fin

Finalement, le paradoxe du jeu c'est peut être son but: la fin du jeu, c'est la retraite, oui, aussi étrange que cela puisse paraître, votre plus grande aspiration de pirate sans foi ni loi, c'est, après avoir amassé une fortune, vengé votre famille, ravagé les sept mers et conquis votre belle, de partir à la retraite. Pourquoi ? Parce que le temps passe, plus ou moins vite selon votre niveau de difficulté, mais il passe quand même, et votre personnage vieillit. Vous avez donc un temps imparti qu'il vous faudra respecter pour accomplir vos objectifs, mais par les cieux qu'il est bon, après avoir conquis les océans, avec de plus en plus de peine de finalement voir qu'on a fait son travail, et qu'on mérite le repos.
C'est vous qui mettrez le point final à votre partie, pas de mort, pas de fin écrite à l'avance. C'est en même temps une force: donner au joueur une sensation de complétion, l'impression d'avoir accompli quelque chose et à la fois une vraie faiblesse.

Car les objectifs ne se renouvellent pas, si vous pouvez assimiler toute la fortune du monde, arrive un moment où vous êtes le plus riche, le dernier pirate (puisque vous pouvez abattre les autres grands pirates) vous disposez d'une flottille de 8 puissants navires aux cales pleines à craquer d'or d'épice et de bijoux, votre famille est vengée, votre femme vous attend au port, et toute cette belle aventure de plus en plus pénible à votre âge semble bien futile...
Mais si j'avais voulu continuer après? Si je veux rejouer au jeu? Il vous faudra tout recommencer, ce qui est parfaitement rebutant, tout recommencer... Quand on avait tout, refaire une aventure qui ne se renouvelle pas, c'est un peu le degré zéro de ce qu'on appelle la "replay value" dans le jeu vidéo: la capacité du jeu à se renouveler, à donner envie de le refaire encore et encore.

Apprendre et comprendre

Un jeu est un jeu, mais pourquoi se priver d'apprendre quand on peut? Le jeu en plus d'un manuel (en anglais malheureusement) propose une véritable encyclopédie de l'époque relatant l'histoire, les détails, la vie du 17°s. et apportant des informations précieuses sur le jeu et ses liens avec la réalité historique.

Disponible aussi au sein du jeu la Piratopédie qui elle est traduite, source de savoir essentielle pour qui veut approfondir le jeu, en savoir plus sur l'histoire des villes, voir lesquelles cherchent à acheter du sucre dont vos cales sont pleines ou vendent des épices bon marché que vous saurez troquer à bon prix.
Connaître les autres pirates, les navires, la vie et la navigation, les techniques et trucs du jeu. Vous allez probablement vous moquer, mais si l'on m'avait demandé de placer exactement la Martinique sur une carte, j'aurais été pris en défaut. Oui, on sait tous que la grosse île là c'est Cuba, mais si je vous demande de placer la Havane dessus, où la mettriez vous exactement? Quel pirate pilla telle ville? Quelle ville produisait du sucre et lesquelles commerçaient directement avec l'Europe? Il y a quelques jours j'aurais été bien incapable de vous le dire, mais à force de naviguer dans cette époque de long en large, on finit par apprendre, et retenir avec une étonnante précision!

Classique instantané

Si on peut lui reprocher une traduction bourrée d'erreurs, avec des bouts d'anglais perdus par endroits, des formulations pesantes et des phrases à trous qui donnent lieu à des formulations tarabiscotées; si l'on peu lui reprocher la répétitivité de certains modes de jeu; si on trouvera peut être qu'une vingtaine d'heures c'est une durée de vie moyenne même dans des modes de difficulté avancés; si on regrettera que le vent vienne toujours globalement du même point cardinal, rendant certains voyages pénibles au possible; si on lui reprochera aussi un scénario lamentable, Pirates est un classique instantané.

Vous n'oublierez jamais y avoir joué, les modes de jeu tordus et radicalement séparés, l'humour omniprésent, une bande son tout simplement superbe, des thèmes variés et grandiloquents, des bruitages juste à point, des navires variés des sensations uniques à la barre de vos vaisseaux... Un jeu qui marque l'histoire à n'en pas douter.

Un Ludomac Gold ?

Non, je vous le dit tout net, les Ludomac d'or récompensent les jeux qui en plus de plonger profond même s'ils le font souvent avec moins de brio, maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts, des jeux dont on ne se lasse jamais, les jeux éternels, c'est donc avec la larme à l'œil qu'on rangera Pirates en bonne dans nos livres d'histoire du jeu vidéo plutôt que sur un piédestal en haut de notre étagère.

Le positif
L'innovation, l'originalité, la révolution que le jeu représente
Les types de jeu très variés et très bien calibrés
Les combats en mer sublimes, fins et nerveux
La profondeur unique du jeu, sa Piratopédie
 
Le négatif
La fin du jeu est affreusement répétitive
Une traduction bâclée
Un scénario qui fait pitié
Une durée de vie timide et une conclusion trop définitive
Notre avis

8.5

Très Bon
Si Pirates ne maîtrise pas tout à fait tous les éléments qu'il met en branle, il constitue une révolution qu'on peut difficilement ignorer tant elle bouleverse les canons et frontières des genres. Un jeu unique pour toute la famille, servi par une 3D un peu vieillotte et très hétérogène mais mis en musique avec un tel brio qu'on se laisse emporter au rythme des vagues et des violons vers des horizons lointains où des aventuriers vivent nos rêves.
Boutique
L'avis des lecteurs

8.5

Très Bon
Votre avis sur le jeu:
Merci de vous identifier afin de donner votre avis
    

Login  •   S'inscrire



Me connecter automatiquement lors de chaque visite
        
Infos Techniques
Jouable à plusieurs

Système:
Mac OS X 10.4
Incompatible classique

Processeur:
G4 à 1600Mhz
Universal

Mémoire:
1400Mo de disque dur
512Mo de Mémoire vive

Carte Graphique
128 megas de VRAM
Suivi LudoMac
Afin d'activer le suivi LudoMac, vous devez être inscrit au site
Devenir membre