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Spore - Le Test

Spore

Un jeu Electronic Arts

Genre: Simulation / De vie
Sortie Française: Septembre 2008

Nouveau jeu du génial créateur de Sim City et des Sims, Spore est vendu comme l'un des jeux les plus révolutionnaire de tous les temps. 
Entre le buzz et la hype, difficile de se faire une idée sur les réels capacités ludiques de ce jeu. LudoMac fait le point sur la déception de l'année 2008.

Nan mais genre le mec quoi...

C'était son deuxième jeu, Will Wirght avait alors 29 ans, et il ne s'attendait probablement pas en sortant Sim City en 1989 à faire un carton mondial qui 20 ans plus tard serait considéré comme un des jeux les plus novateurs de son époque. Les SimCity se suivent et se ressemblent pas mal, les uns à la suite des autres, ils écrivent une page de l'histoire des jeux, cette page qui porte le titre "Jeux de simulation" et qu'on formalisera bientôt en genre à part. Suivra bientôt SimEarth, qui consiste à élargir la vision que SimCIty proposait: au lieu de construire une ville, on va maintenant gérer une planète, faisant varier l'atmosphère et la température pour développer la faune et la flore. Puis c'est au tour de SimAnt, dans lequel on gère une fourmilière, puis SimLife qui à nouveau fait reculer le joueur pour lui faire gérer un éco-système entier.

Après 10 ans d'expérimentations et la sortie de SimCity 3000, Wright décide de se rapprocher à nouveau du sol. Car la nouveauté de SimCity 3000 est entre autres un zoom si puissant qu'on peut apercevoir les habitants de notre ville, Wright les nommera les Sims, et décidera de faire un jeu de gestion à partir de leur petites vies: Les Sims sont nés.
À ce jour la troisième licence la plus vendue au monde, derrière Mario et les Pokemons, la licence des Sims sera un succès planétaire avec ses 100 millions de jeux et extensions vendus, ce qui est un exploit face à un Mario présent depuis 1983 et un Pokemon depuis 96.

Deux jeux et un troisième qui devrait arriver sous peu, pour cette réussite si colossale qu'on aurait pu croire, au vu des extensions et autres produits dérivés des Sims, que Wright s'endormait sur ses lauriers. Mais il n'en est rien. Présenté comme un jeu révolutionnaire, Spore naît en 2005, il va y avoir du Spore!

Editez vos piafs

Dans le jeu, un grand nombre d'éditeurs vous permettront presque à tout moment de changer votre créature, de nombreux membres organes ou objets sont disponibles au long des éditeurs: du premier labo cellulaire permettant de changer la vitesse la maniabilité ou le régime alimentaire de votre créature aux labos d'habillage ou de construction de maisons, vous allez y avoir droit et pas qu'une fois. Autant dire qu'il faut espérer que vous appréciez cette phase de jeu. Dans les éditeurs on peut très facilement créer et recréer des créatures et des bâtiments ou encore faire et défaire des tenues ou des soucoupes volantes.
Ce qui est étonnant c'est que c'est très facile et assez amusant de créer des objets ou des monstres, ce qui l'est moins c'est que vous allez devoir le faire et le refaire. Et le refaire encore... Ah oui et le refaire encore encore.

 

La faune et la Flowre

Vous allez commencer par décider sur quelle planète s'écrase le météore qui contient les premières cellules, bienvenue dans votre monde, la vie commence à foisonner dans l'eau et en avant pour la première phase du jeu!
Wright disait s'être inspiré de Pacman, mais c'est surtout et de manière honteuse du jeu flOw de Jenova Chen et Nicholas Clark que cette première phase est copiée. Un plagiat qui pourrait passer inaperçu mais qui est tellement évident qu'on en vient à se demander pourquoi les auteurs du second n'attaquent pas Maxis... Enfin mis à part ça, cette phase est très amusante, elle ressemble effectivement de très loin et dans le noir en fermant les yeux à Pacman, à savoir qu'on dirige la cellule de ce qui sera un jour la race prédominante dans l'univers (si vous n'avez pas deux mains gauches) et que cette cellule doit manger des choses.
Comme dans flOw, on joue à manger ou être mangé, la différence est que vous pouvez ici choisir votre régime: herbivore ou carnivore. Ou alors si vous n'aimez pas choisir mais que vous aimez bien manger, omnivore: je mange tout et n'importe quoi. Attention toutefois, pas plus de 2000 Kilocalories par jour, mais je digresse et je vais pas dire graisse sans arrêt c'est mauvais pour la santé.

La phase cellulaire est donc en fait assez brève mais néanmoins plutôt bien menée. On s'amuse bien en tout cas... Mais que ça ne serve pas à rien que je vous en parle: je vous enjoint à faire une petite pause dans le test et à aller jouer à flOw!
Ensuite, retour à l'éditeur pour passer à la phase suivante, ne vous en faites pas, si vous vous trompez vous pourrez recommencer à zéro.

Et vous, vous faites quoi ces 100'000 prochaines années?

Mais vous vous apercevrez très vite qu'on peut tout le temps revenir à zéro et c'est en fait un gros défaut du jeu : au lieu de vous obliger à vous engager sans espoir de retour dans des choix évolutifs (comme en fait la vraie évolution de la vraie vie sur terre) vous pourrez presque tout le temps revenir sur vos choix "non finalement je veux être omnivore" ou "non finalement je veux avoir cette forme ou cette autre là qui n'ont rien à voir". Pourquoi c'est un défaut? Parce que comme beaucoup d'autres fonctionnalités dans Spore, cela vos pousse à vous demander si ce que vous faites sert vraiment à quelque chose.
Et ça sera tout pareil pour la phase suivante :

Terre droit devant !

Nous voilà dans la phase deux du jeu...
Oui ce sont des phases séparées avec des gameplay séparés... Un peu comme dans le Pirates! de Sid Meyer mais en beaucoup moins intuitif... Pourquoi? Parce qu'en fait on passe d'une navigation 2D à une interface 3D, on doit manipuler une caméra et donner à ses bébêtes de nouvelles aptitudes, en particulier, vous l'aurez deviné, la capacité de marcher. Non on ne peut pas ramper ou voler.

Et comme je vous l'ai précisé au début, malgré les promesses de Wright de pouvoir influencer le futur du jeu par vos actions, il n'en est rien, ou presque. A chaque instant il vous sera possible de revenir à votre petit nid douillet, et après une danse amoureuse avec votre compagne, vous revoilà dans le labo, prêt à triturer votre créature dans tous les sens, sans qu'aucune contrainte ne s'applique par rapport aux versions antérieures de votre monstre. Si vous le désirez, vous pourrez tout reprendre à zéro, tout ce que vous avez fait avant n'a aucune incidence, ce qui mène évidemment à se demander... Mais à quoi ça sert ce que je fais?

En dehors de ça, cette phase ressemble à un jeu de rôle un peu bâclé, vous vous liez d'amitié en utilisant une des quatre compétences sociales ou vous battez à l'aide d'une des quatre compétences de combat... Ça a l'air simpliste et dénué d'intérêt dit comme ça non? Il y a peut être une raison en fait...
Après avoir migré et exploré le monde à la recherche de nouvelles pièces détachées d'évolution (de nouvelles pinces, de nouveaux bras et surtout des mains) vous voilà prêt à passer à la suite:

Ils sont tribaux vos tatouages

Après avoir fondé une communauté dans la phase précédente, il vous faudra rencontrer les autres créatures intelligentes de votre planète, et dégager un trait fondamental de votre espèce: est-elle belligérante ou amicale? Je vous le dit tout de suite si vous jouez à Spore après avoir lu ce test: une des deux attitudes rend la vie plus facile. En effet, la gestion de troupes et la micro-gestion sont tellement mal mis en place qu'on a en fait le choix entre devenir ami ou s'arracher les cheveux. La guerre n'est certes pas la panacée, mais l'on aurait aimé qu'elle soit au moins une option viable, pas seulement une mécanique de jeu qui est là pour faire joli ou pour faire enrager les joueurs qui aimeraient se la jouer à la "Rambo rencontre du treizième type".

Pour vous aider à progresser dans cet environnement hostile, vous disposerez d'un nouvel éditeur: celui de tenue vestimentaire. En fait, le jeu vous ment un peu sur ce point: il ne s'agira pas de vêtements mais seulement de gadgets : chapeaux, sacoches ou autres destinés à améliorer vos relations sociales ou vos capacités guerrières, votre score de cueillette ou votre vitesse.
Seront également disponibles des bâtiments pour votre village: vous en acquerrez de nouveaux lors de la conquête de villages ou en vous alliant avec d'autres races. Ils sont en fait là pour vous expliquer que c'est le moment où vos créatures prennent un rôle: bûcheron pour ceux qui ont une hache, paysan pour ceux qui ont une perche à fruits etc...
Enfin, après vous être sorti cette épine du pied, vous pourrez passer à la phase suivante: la civilisation!

Des créatures si villisées...

Votre amas de huttes devient alors une ville, première chose construire la mairie. Alors je veux bien qu'on ne me fasse pas attendre 3000 ans que mes créatures passent l'âge de bronze, mais de là à ce qu'elles sachent comme ça pouf d'une seconde à l'autre, à l'aide d'une scène cinématique lamentable, construire n'importe quel bâtiment... Il y a un pas.
Parce que le parti pris du jeu c'est tout de même l'évolution vous vous rappelez? Et qui dit évolution dit temps qui passe, or là non, la transition est instantanée: au lieu de vous dire "et maintenant, 10'000 ans plus tard" le je vous montre "et maintenant, comme ils sont devenus amis avec tous les autres monstres, ils peuvent construire des engins à réaction."

Oui, parce qu'en phase civilisation, les créatures ne servent plus à rien, en gros on repart à zéro sans même que les vaisseaux que vous allez créer (qui au début seront seulement terrestres) ne doivent être adaptés à votre race. Et maintenant, vous ne dirigez plus que des vaisseaux! La planète à l'éco système si riche à la phase précédente n'est maintenant occupée que par vos monstres. Et ils sont tous dans des villes. Il n'y a plus de créatures sauvages, seulement des "gisements d'épice" une ressource dont on n'avait jamais entendu parler avant et qui devient la principale source de "Sporeflouz" du jeu.

Certes, tant qu'elle était en développement vous contrôliez l'espèce, maintenant au stade civilisation elle vous échappe, pourquoi? Bonne question, presque aussi bonne que "Si j'ai été tout le temps allié avec toutes les autres espèces et toujours gentil, pourquoi ont-elles disparu ?"
Enfin, et pour noircir un peu le tableau, un dernier point que je tiens à aborder: la "conquête pacifiste" dans le jeu se fait par la religion... Qu'est-ce que c'est que cette idée débile qui consiste à dire que la seule façon d'étendre son territoire c'est en cassant la figure à tout le monde, en achetant les villes ennemies ou en les euh... convertissant à votre religion? Et puis religion de quoi? Mon espèce adore un dieu? Mais depuis quand? Et quel Dieu? Moi? Et si je gère leur civilisation pourquoi ne puis-je pas choisir s'ils sont ou non religieux... Enfin pour un athée convaincu ce petit détail a de quoi me hérisser le poil, sachant que je m'étais plutôt engagé dans le jeu la première fois (je l'ai fini deux fois) en la jouant amical, que j'ai donc été obligé de convertir le monde à ma religion... La religion est donc un grand pas en avant pour la civilisation... Comme quoi on en apprend tous les jours.
C'est aussi le moment de l'introduction en jeu de l'éditeur de musique, assez drôle à manipuler 5 minutes mais qui n'est pas un ajout majeur.

Vers l'infini et au delà!

Et comme les phases ne sont en aucun cas interpénétrées comme dans Pirates! mais bien disposées à la suite les unes des autres sans espoir de retour, le vrai jeu final commence en fait à l'âge de la conquête spatiale.
La phase galactique du jeu est donc la dernière, nous voilà prêts à partir à la conquête des étoiles après avoir dessiné notre engin spatial, on s'élance dans le noir infini. Nous voilà maintenant capables d'utiliser les capacités de terraformation. Qu'est-ce que c'est? C'est SimEarth, le simulateur de vie dont je vous parlait au début vous vous rappelez? Bah tout pareil, on peut faire monter ou descendre la température des planètes, les détruire ou les coloniser, étendre son influence en fait... Avec un nouveau but: le centre de la galaxie.
Une fois atteint, vous voilà en possession du moteur interstellaire. Une fois ça fait, vous pourrez voyager vers d'autres planètes en vous alliant à d'autre races ayant atteint votre niveau de technologie.

1+1=1

Vous connaissez la devise de la grande cuisine française? Hé bien maintenant vous le saurez: 1+1=1. Ce que ça veut dire c'est que lorsqu'on mélange des goûts et des couleurs, le but n'est pas de faire un tas d'ingrédients séparés mais de pousser ces ingrédients à se sublimer, à être plus ensemble qu'ils ne le seraient séparément. Il en va en fait de même pour les jeux vidéos, vous pourriez mettre ensemble plein de choses super, si vous oubliez de les mélanger, ça n'est qu'une addition, et c'est un peu ce que Spore est si vous voulez...

Au bout d'un moment on s'en aperçoit, le jeu vous fait passer d'un mini-jeu à l'autre, sans qu'à aucun moment ce que vous faites dans un ait une vraie incidence sur la suite, à part quelques pouvoirs spéciaux cosmétiques. Et ça n'est pas une espèce de sentiment vague, c'est un réveil un peu brusque sur le mode "mais il serait pas en train de se payer ma tête le jeu là?". Alors c'est peut être une déformation professionnelle, un travers de joueur trop assidu et ça n'arrivera peut être pas à tout le monde de trouver la structure du jeu tellement apparente qu'elle rompt la suspension d'incrédulité et l'immersion, mais c'est tout de même choquant et assez rare pour être mentionné à la décharge du jeu.

Pendant qu'on est en cuisine...

Comme je vous parlais de cuisine il y a un instant, j'aimerai qu'on reste pendant quelques temps aux fourneaux pour une autre analogie bidon: Vous aimez le bœuf bourguignon? Vous aimez le Nutella? Pourtant, je n'ai jamais vu personne manger de bœuf bourguignon au Nutella. La raison est probablement la plus simple: ça ne va pas ensemble.
Et c'est encore une fois la même chose dans Spore, les modes de jeux ne vont pas ensemble, on nous fait goûter une expérience de jeu qui nous plaît pendant un petit moment, ensuite hop, passage forcé à la suite. Sans aucun rapport entre les deux. A plusieurs expériences de jeu différentes correspondent plusieurs styles de jeux, plusieurs émotions et c'est sans transition que Spore vous trimballera d'un mode à un autre sans qu'on ressente vraiment l'homogénéité que le jeu se devrait d'avoir.

Spore souffre en fait d'un manque de cohésion, en passant d'un mini-jeu à l'autre et encore au suivant, on se demande si le jeu arrête un jour d'être mini.

Soyons honnêtes

Que ce soit dit: Spore n'est jamais un jeu de gestion. Si j'avais en face de moi tous les mini jeux présentés séparément, voici ce que j'aurais à dire:

- La première phase, la cellule, est un petit jeu d'arcade mignon, qui fait ce que flOw fait mieux que lui et si c'était un jeu à part, beaucoup trop court.

- La deuxième phase, la terre, est une espèce de jeu de rôle miteux, dont le seul intérêt est de pouvoir manipuler un peu une créature qu'on a crée et de la raffiner encore et encore. Malgré cette capacité amusante de renouvellement, on regrettera vite de n'avoir quasiment rien à faire dans cette phase.

- La troisième phase, la tribu est un jeu de stratégie en temps réel très mauvais. La gestion est lamentable, l'interaction avec les autres tribus favorise de très très loin la coopération (je vous fait un concert pendant 10s et hop vous êtes mes amis ou alors je vous fait la guerre pendant deux heures à l'aide d'un système miteux de gestion des troupes... J'hésite!)

- La quatrième partie qui est celle de la civilisation est tout aussi nulle, on se demande pourquoi le monde est entièrement désert, réduit à quelques grandes villes habitées et une flopée d'engins se déplaçant pour conquérir des mines de gisement ou des villes adverses. Un mode ennuyeux en plus d'être idéologiquement douteux.

- La dernière phase du jeu: l'exploration spatiale souffre du même défaut que la civilisation, votre créature est inutile au possible, toutes les capacités que vous avez développé ne servent plus à rien et votre soucoupe volante pourrait être la même que celle d'une autre race parfaitement différente. A part ce défaut, se balader dans l'espace en s'alliant avec d'autres bêtes est fondamentalement amusant, même si après avoir atteint très vite le but principal du jeu, il se transformera à nouveau en jouet vidéo. Oui, vous jouez à la poupée avec un vaisseau et des planètes mais vous jouez à la poupée quand même, ou aux petites voitures si vous préférez. En effet, une fois la fin atteinte, Spore ne propose pas de nouveaux challenge, et vous serrez probablement déçu d'en être venu à bout si vite.

Jeu vidéo 2.0, une note ou un concept nouveau ?

Spore est en fait le premier Massively Multiplayer Offline Game, ou jeu massivement multijoueur hors ligne. Car si les fonctions de partage de vos créatures sont parfaitement révolutionnaires et très bien intégrées, il ne vous sera jamais proposé de rencontrer d'autres joueurs, mais seulement d'interagir avec leur création sur d'autres planètes pendant la phase galactique ou sur la vôtre pendant la phase créature. De même, la possibilité d'envoyer des vidéos de vos créatures directement sur Youtube pourra en amuser quelques uns, mais cette fonction servira plus à rigoler entre amis qu'autre chose. Pour résumer, si les fonctionnalités multijoueur de Spore sont tout à fait étonnantes et novatrices, l'absence de vrai mode multijoueur fera regretter l'achat à pas mal de joueurs habitués, en particulier en raison de sa courte durée de vie.

Je ne suis probablement pas de l'espèce la plus répandue, mais chez moi la campagne solo était bouclée en 4 petites heures, si vous n'êtes pas habitué aux jeux je suppose qu'elle pourra vous prendre quelques 10 heures, mais passé cela, il faudra que vous soyez vraiment fan des différents éditeurs de créatures pour y revenir.

Le positif
Un jeu novateur, un bel essai
Les possibilités de partage de contenu
Les éditeurs très accessibles et drôles
Le foisonnement des bibliothèques de jeu
 
Le négatif
Le jeu effleure plusieurs genre au lieu de creuser
Aucune incidence d'une phase sur l'autre
Presque aucune capacité à se renouveler, durée de vie très courte
Quelques ralentissements
Notre avis

5

Moyen
Heureusement que Spore a beaucoup de modes de jeux différents, juste assez d'ailleurs pour vous faire oublier leur médiocrité individuelle. Et si les outils de partage sont assez bien faits, si la création de créatures rattrape tout le reste par son accessibilité et sa très large bibliothèque, on ne pourra s'empêcher de se demander si ce qu'on fait sert vraiment à quelque chose...
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L'avis des lecteurs

4.4

Moyen
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