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Undying

Un jeu Aspyr

Genre: Action / Horreur
Sortie Française: Juin 2002

1899 sur l'île des pierres verticales, Jeremiah Covenant et ses amis lisent un rituel maléfique sans imaginer les conséquences de leurs actes.
L'histoire de ce doom-like est extrait d'un livre de Clive Barker, sorte de Stephan King à moindre succès.
Alors, vous avez peur ?

Once upon a time…

L'histoire débute dans les années vingt. Après un long voyage à travers le monde pour élucider des événements surnaturels, de retour chez vous, vous découvrez une lettre de votre meilleur ami qui vous demande de venir d'urgence à son secours…

Beaucoup de titres actuels, peu innovants lorsqu'il s'agissait de gameplay pur, ne devaient leur salut qu'à la qualité de leurs graphismes et/ou aux exploits techniques du moteur 3D sur lesquels ils sont basés. Undying est l'archétype même de ce type de jeu. Pourtant, Undying fera certainement parti des meilleurs titres de cet été. Paradoxal ? Pas vraiment. Disons que tout est une histoire d'équilibre.

Pas nouveau mais propre et sans défauts

D'un côté, nous avons le gameplay. Pas de révolution à attendre dans cette catégorie-là puisque Undying n'est qu'un simple quake-like. Le joueur a à sa disposition huit armes et huit sorts avec lesquels il va passer le plus clair de son temps à trucider un maximum de monstres. Les armes, bien qu'efficaces, restent classiques : pistolet, fusil à pompe, "lance-glace", etc. Les sorts le sont déjà moins : l'un d'eux permet, ainsi, de ressusciter les créatures mortes et d'en faire des alliés temporaires. C'est très amusant et, surtout, très pratique, particulièrement lorsqu'un régiment d'adversaires vous tombe dessus. D'autres sorts proposent de voir dans le passé pour récupérer des indices, ou de désactiver des barrières magiques.
Ces éléments, bien que pas franchement nouveaux, insufflent un peu de variété bienvenue dans les séquences d'action.

Visite fléchée du château hanté

Il faut bien l'avouer, on croise très souvent les mêmes créatures, pas spécialement intelligentes d'ailleurs.
A noter que l'objectif n'est pas forcément de "nettoyer" les niveaux. En effet, à certains endroits, les monstres semblent arriver en flot continu. Il est alors plus sage de chercher à fuir en laissant les hordes ennemies derrière soi, d'autant plus qu'il y a une véritable quête à accomplir. Ainsi, le shoot laisse occasionnellement la place à une toute petite partie aventure. Celle-ci se résume grosso modo à une quête de clés et d'interrupteurs, chacun donnant accès à une partie supplémentaire du jeu. Un système efficace, mais que la linéarité des niveaux handicape franchement. Le joueur se heurte fréquemment à des portes fermées et il n'y a généralement pas 50 chemins pour aller du point A au point B. Encore plus fort : il arrive qu'en retournant dans un niveau précédemment visité, des parties accessibles avant soit désormais barrées ! En clair : impossible de se perdre et impossible de s'éloigner du chemin tout tracé par Dreamworks, les développeurs.

Graphismes, ambiance… peur…

De l'autre côté de la balance, nous avons la partie "artistique" : graphisme, musique, ambiance. Et c'est là qu'Undying frappe très fort. Commençons avec le scénario, fruit de l'imagination fertile de l'écrivain Clive Barker. L'un des maîtres de la littérature fantastique contemporaine nous a concocté une histoire envoûtante de malédiction familiale dans l'Irlande des années 20.
La petite île isolée servant de cadre à l'histoire est quasiment l'une des vedettes principales : d'apparence tranquille, elle semble, en fait, être le théâtre d'une bataille millénaire, à la croisée d'une multitude d'univers parallèles. Des univers dépeints par des graphismes extraordinaires, venant même détrôner ceux du récent American McGee's Alice : textures hyper-détaillées, murs et plafonds richement décorés, finesse des reliefs dans les catacombes, qualité des éclairages...

Les concepteurs ont mis à profit la perfection des visuels et des effets sonores pour distiller un malaise et une tension permanente. Que ce soit dans une cave plongée dans le brouillard, dans un long couloir sombre aux rideaux balayés par le vent, ou au cœur d'un mausolée, on a peur et on sursaute. Certaines séquences sont, d'ailleurs, admirablement mises en scène, comme le petit jeu de miroir durant les premières dizaines de minutes.

Régime équilibré pour jeu franchement terrifiant

D'un côté, donc, le gameplay, franchement classique. De l'autre, l'ambiance et les visuels, fabuleux. Le voilà, notre équilibre : même si le fond du jeu n'a rien de révolutionnaire, l'univers est assez réussi et assez crédible pour happer les amateurs de quake-like et/ou d'ambiances fantastico-horrifiques. Undying est un peu lent à démarrer, il faut le savoir.
La première heure est principalement passée à regarder des cinématiques, à lire, et à effectuer divers allers et retours dans le manoir. Mais dès lors que l'aventure démarre, le joueur n'a plus qu'une envie : aller jusqu'au bout et démêler cette mystérieuse affaire. Alors, certes, Undying doit son salut à ses graphismes super-léchés et ses effets sonores du tonnerre. Sans eux, on n'y jouerait peut-être même pas. Mais c'est aussi ça la réussite d'un jeu vidéo : générer, mieux que les autres, de l'émotion et des sensations.
Le positif
Les graphismes
Un genre nouveau sur Mac
Le jeu fait vraiment peur
 
Le négatif
GamePlay peu varié
Encore un doom-like
Notre avis

7

Bon
Un bon cocktail d'action et d'horreur qui font de Undying un jeu très original sur Mac.
Ce n'est bien entendu pas le jeu de l'année mais il promet de longues heures de jeu... et de peur...
L'avis des lecteurs

6

Moyen
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Infos Techniques
Un joueur

Système:
Mac OS X 10.1
Mac OS 8.6

Processeur:
G3 à 400Mhz
Incompatible Intel

Mémoire:
600Mo de disque dur
128Mo de Mémoire vive

Carte Graphique
GeForce 2Mx / ATI Radeon 128
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